Ce Conseil Municipal peut se définir comme une réunion classique, sans décision vraiment majeure pour l’avenir de notre commune.
Mais tout de même, une séance avec quelques points d’achoppement, plus particulièrement en matière d’Urbanisme, domaine qui doit être le terrain de prédilection du maire de Pertuis, puisqu’il a, déjà, initié l’affaire compliquée et contestable du complexe sportif et hôtelier de «Val Joanis», créé plusieurs nouvelles taxes communales sur certains terrains constructibles et sur certains travaux de voire communale ; aujourd’hui, il entame une polémique sur la réalisation de logements sociaux, à Pertuis !
Mais, avant d’aborder l’ordre du jour de ce Conseil, nous avons eu droit aux «informations du maire», et plus particulièrement un large communiqué sur les délits de police, au cours duquel il faut retenir une hausse importante des vols avec violence, ainsi - et c’est paradoxal- qu’une recrudescence des vols de voitures !
La question que l’on peut se poser revient à dire «à quoi servent toutes ces caméras installées dans notre cité» ?
Il faut savoir que le tout sécuritaire ne règle pas tous les problèmes de délinquance, mais le maire de Pertuis, lui, utilise cet argument à des fins politiques; ce projet coûtera cher aux contribuables Pertuisiens, puisque 400.000 € seront dépensés sur 3 ans pour l’installation d’ un parc de caméras (environ 60), auquel il faudra ajouter les frais annuels de gestion.
Certes, il est nécessaire d’assurer une surveillance des parkings, de rues liées au commerce, de quelques bâtiments ou complexes publics, sans tomber pour autant dans la psychose, car les statistiques nationales démontrent que la délinquance se déplace, lorsque la vidéosurveillance devient trop importante, notamment en centre ville !
Dans ce cas, ce sont les quartiers périphériques qui feront les frais d’actes malveillants !
Dans ces «infos» du maire, il ne faut pas oublier de parler du déploiement de force colossal (CRS) - octroyé par Le Procureur de la République – en centre ville et dans la plaine, pour la démolition d’une construction illicite , et d’ autres opérations de police.
Le maire de Pertuis souhaite mettre un terme aux 450 habitations illicites situées sur le territoire communal, la plupart sont situées en zone inondable, mais aussi dans d’autres zones du plan d’occupation des sols !
Pour cela, il désire installer un plan pluriannuel de démolition, en relation avec les autorités de l’Etat.
D’autres maires s’en sont préoccupés avant lui, sans pouvoir aboutir, face à des contraintes administratives, judiciaires et financières liées à ces dossiers.
Là encore, un gros paradoxe, puisque les plans de prévention de risque des inondations (PPRI) de la Durance et de l’Eze ne prennent pas en compte les ouvrages des digues - qui ont été renforcées en 2006/2007 sur la Durance, avec l’aide du SMAVD - dans le calcul des débits des crues centennales de ces cours d’ eau !
Le maire de Pertuis veut, en quelque sorte, défier ces PPRI pour installer des constructions de relogement pour les habitants de ces constructions illicites, dans des secteurs dont l’inondabilité est évidente,et même y réaliser, selon ses termes «une petite école», à l’abri de nouvelles digues !!!
Ces propositions relèvent de l’utopie et de l’irresponsabilité ; faire ce type d’effet d’annonce, sans concertation avec les services de l’ Etat, sans étude préalable sérieuse notamment au niveau du POS, sans plan de financement, revient à dire, qu’ il est pour le rejet total de la mixité sociale, la mise en œuvre d’ une ghettoïsation, la marginalisation de populations, aussi bien pour celles qui vivent dans le centre ancien, que dans la plaine de la Durance.
Il est inadmissible, inacceptable que le maire de Pertuis ne parle plus de ce qui avait été mis en place avant les élections de 2008, en lien et financés par la CPA, c'est-à-dire l’obligation de réaliser une aire d’ accueil des gens du voyage (30 places ), la mise en place d’une MOUS (maîtrise d’œuvre urbaine et sociale), la réalisation d’habitats adaptés pour certaines populations sédentarisées dans des zones non inondables, sachant que des emplacements réservés sont prévus, à cet effet, au POS de la ville de PERTUIS !
Rapport inscrits à l’ordre du jour du Conseil
Neufs rapports sont à examiner, et doivent faire l’objet d’un vote par l’assemblée municipale.
Les élus de notre groupe ont voté favorablement pour :
L’attribution d’une subvention à l’association des Anciens Combattants Algérie, Tunisie, Maroc à 350 €
Acceptation d’un don de l’association R. Baudru, à la ville de Pertuis à piano G. Demot N° 1770.
Élection des membres de la commission exceptionnelle du Syndicat intercommunal de musique.
Après le démantèlement, voulu par le maire de Pertuis de ce syndicat, le premier magistrat propose de créer «sa» propre école communale de musique, en rapport avec la CPA ; cette collectivité communautaire ne s’est toujours pas prononcée sur sa participation financière à ce projet.
Compte tenu de la réforme de la taxe professionnelle – principale ressource de l’ EPCI – la CPA pourra-t-elle continuer à subventionner certaines associations des 34 communes membres ?
Le maire a atteint son but, se débarrasser d’un conservatoire, d’un syndicat qui était le fleuron de la ville de Pertuis de sa création, en 1991, à nos jours !
Les villages, mais surtout les enfants du Sud Luberon sont priés «d’aller voir ailleurs» !
Dans cette nouvelle commission municipale, le maire sera largement majoritaire, en nombre de voix, ainsi il pourra, - comme à son habitude – faire
passer le projet de son choix
Indemnité représentative de logement due aux instituteurs (fixée par décret)
Demande d’une aide financière pour des travaux à l’église Saint Nicolas, auprès du service départemental de l’Architecture et du Patrimoine.
Subvention annuelle à l’association familiale de Pertuis et du Sud Luberon.
Montant 200 € .
Il faut savoir que l’enveloppe financière, prévue au budget communal 2009, pour les associations humanitaires et sociales est de 27.050€.
Aujourd’hui, il reste un reliquat de 5375€ qui ne sera pas réparti ou utilisé pour d’autres demandes !
Pourtant le budget alloué à ces associations est resté sensiblement identique à celui des exercices précédents.
Cette analyse démontre, puisqu’il reste des fonds disponibles ; que certaines associations n’ont plus droit à une aide financière communale , que certaines aides ont été revues à la baisse pour d’autres !
La conception du maire de Pertuis étant, à travers un budget communal, de dégager «des bénéfices», au détriment du service public et du milieu associatif !.
Les élus de notre groupe se sont Abstenus sur :
- Vente à la SAFER d’une parcelle cadastrée section BD N° 11, par l’annulation de la délibération N° 09.110 du 24/06/09.
Là encore, Le maire de Pertuis n’a pas voulu entendre les élus d’opposition, lors de la première délibération de Juin, qui demandaient de retirer ce dossier afin que celui-ci soit examiner en détail, puisque deux candidats s’étaient portés acquéreur de cette parcelle.
Il avait tranché Arbitrairement pour l’un des deux !
Aujourd’hui, d’autres éléments le contraignent à revenir sur sa décision.
Pour se dégager de toute responsabilité, le maire demande à la SAFER, par une nouvelle délibération, de racheter le terrain !
A la SAFER de trancher le litige entre les deux demandeurs !!!
- Garantie d’emprunt, à la société VEOLIA, pour la réalisation de logements. Projet «les hauts de Pertuis» et mise en place d’un pourcentage de logements sociaux sur des opérations futures d’habitat.
Pour VEOLIA, Il s’agit de la construction de 12 logements collectifs PLUS et de 16 maisons individuelles PLS. Coût de l’opération estimée à 4.727.231 € .
La CPA apporte 55% de garantie d’emprunts, la commune de Pertuis 45%.
Il faut savoir que la garantie d’emprunts peut avoir des conséquences graves qui sont, que si l’emprunteur est défaillant, c’est la commune qui se substitue à lui dans les remboursements d’annuités impayées !
À la lecture du rapport sur un pourcentage de logements sociaux, les élus d’opposition ne peuvent qu’être favorable à l’application de la loi SRU qui instaure dans les communes de plus de 3500 h. un principe de réalisation de 20 % de logements sociaux. (SRU : Solidarité et Renouvellement Urbain)
La définition de logements sociaux (Art. 55) est très importante, car elle sert de base de calcul du nombre restant à construire pour atteindre le seuil plancher des 20 %.
La loi dit que les logements retenus dans le calcul des 20 %, sont les logements HLM, les logements conventionnés soumis à condition de ressources, les logements appartenant à des SEM, les foyers – logements .
Dans le projet de délibération proposé par le maire, il est dit «combler ce déficit en instituant un pourcentage sur les opérations futures d’habitat».
Le dispositif proposé par le maire :
- Création de 3 à5 logements : 1 logement social
- Création de 6 à 8 logements : 2 logements sociaux.
- Création de 9 à 10 logements : 3 logements sociaux.
- Plus de 10 logements, 30 % seront affectés au logement social !
Sur le papier, ces mesures paraissent satisfaisantes !
Mais la polémique s’installe à travers de nombreuses questions de notre groupe, à savoir :
- Si ce mécanisme sera imposé aux promoteurs du secteur privé ?
- Si cette règle sera liée à une condition suspensive de l’octroi du permis de construire pour les promoteurs privés ?
- -Comment la commission du CCAS, pourra intervenir dans l’ attribution de ces logements sociaux , situés dans le domaine privé ?
- Il faut, tout de même savoir , que cette commission ne peut attribuer que les logements sociaux rattachés à un organisme public.
- Pour ce qui est des logements à caractère « privés», c’est le propriétaire bailleur qui attribue les logements ( mêmes Sociaux ) , sous conditions de ressources !
- La commune de Pertuis faisant partie de la CPA, le programme local d’habitat définit un objectif en matière de logements sociaux, quel est cet objectif pour notre commune ?
- Qu’elles seront les pénalités financières pour la commune, si ce PLH n’ était pas respecté ?
- Nous pensons que cette mesure de 30 % de logements sociaux pour la réalisation de plus de 10 logements doit faire l’objet d’une révision simplifiée du POS, afin qu’elle soit inscrite dans le règlement du document d’urbanisme !
- Est-ce que cela a été fait ?
- Cette mesure est-elle déjà dans la réglementation du POS ?
- Ce dossier est une nébuleuse. Il est flou, ambigu, mal «ficelé», incomplet aussi bien sur le plan juridique, qu’administratif !!!
- Il n’apporte aucune réponse concrète, étayée par des textes ou réglementations.
- Un rapport de cette importance, remis aux élus, se résume à une feuille format A 4 (21x29,7) , sans aucun document annexe !!! C’est vraiment du très léger !!!
Comment se prononcer sur ce type de dossier qui va imposer une règle d’urbanisme qui sur le plan juridique n’apporte pas la preuve de son authenticité, de sa régularité ?
Par manque d’information probante, de preuve tangible, les élus de notre groupe opposent au Maire de Pertuis «un refus de vote», sur ce rapport !
À court d’arguments, Le maire, pour ne pas changer, accuse les élus de Gauche d’être contre le logement social, comme il les avait accusé d’être contre le patronat !
Fait-il un lien, un amalgame entre sa fonction de maire et de PDG d’une entreprise locale ?
En tout cas, drôle d’exemple de démocratie et de droit d’expression qu’il accorde aux élus minoritaires du conseil municipal !
Faut-il rappeler au maire actuel, que tous les logements sociaux réalisés sur notre commune ont été construits, pour la plupart, sous des municipalités de Gauche !
Nous attendons de lui, qu’il fasse ses preuves en matière de création de Logements Sociaux, qu’il fasse aussi bien que ses prédécesseurs ; seulement à ce moment-là, on pourra dire que PERTUIS aura atteint, avec succès, le quota de 20% de ce type de logements qu’impose la loi SRU !!!
Le groupe d’opposition “Ensemble pour Pertuis”
RZ
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